Modélisme ferroviaire

Le modélisme ferroviaire est une activité de modélisme concernant les trains et le monde ferroviaire et tout spécifiquement leur reproduction suivant une échelle et un thème définis, mais aussi leur exploitation.



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  • Train réel et modélisme. Nouvelles et articles de fond, ... Le modélisme ferroviaire est mon loisir préféré (personne n'est parfait, mais je ne suis pas l'unique, ça me rassure.... le Cercle du Zéro : modélistes adoptant l'échelle 1/ 43... (source : espacetrain)
  • La technique du lettrage : Application au trains LEGO®.... de Modélisme Ferroviaire est porteuse de la culture ferroviaire qui est présente dans chaque réalisation... spécialiste d'une échelle de réduction ou d'un écartement de voies, ... (source : freelug)
  • L'activité en modélisme ferroviaire est détaillée dans un dossier spécial..... On trouvera ainsi les TER (train express régional) appartenant à la Région..... l'échelle du temps à par conséquent été classée en époques ferroviaires (Époques de I... (source : cyberrail.free)

Le modélisme ferroviaire est une activité de modélisme concernant les trains et le monde ferroviaire et tout spécifiquement leur reproduction suivant une échelle et un thème définis, mais aussi leur exploitation.

Réseau modèle
Réseau d'exposition lors d'Expométrique 2005

Avant-propos

Une branche importante de cette activité de divertissement qu'est le modélisme est le modélisme ferroviaire. Les personnes pratiquant cette activité font partie des ferrovipathes (étymologiquement, «malades de train») terme qui regroupe les amateurs du monde des chemins de fer. Évolution du simple fait de jouer au petit train ou jouer au train électrique, le modélisme ferroviaire consiste à construire un circuit (le réseau) sur lequel le modéliste fera circuler ses trains.

Une autre forme, souvent rencontrée, de modélisme ferroviaire consiste à collectionner des modèles pour les placer en vitrine. Ces collections, axées sur le matériel roulant, ont fréquemment un thème bien défini (une époque précise, une région, un constructeur réel, etc. ) et mettent l'accent sur le super-détaillage des modèles plutôt que sur l'aspect ludique. Certains produisent aussi leurs modèles de toutes pièces, ce qui, alors, forme bien une forme de modélisme.

Histoire du modélisme ferroviaire

Train jouet en tôle

L'histoire du modélisme ferroviaire a des débuts plutôt obscurs. On ne sait pas vraiment qui a eu l'idée de miniaturiser les trains, mais cela s'est fait alors que le monde adoptait massivement le transport ferroviaire[1].

Vers 1840, des machines à vapeur miniaturisées sont disponibles en Angleterre, servant à créer les premiers trains miniatures[2]. En 1891, Märklin présente un train à mouvement d'horlogerie.

Viennent ensuite ce qu'on nomme les trains jouets, maquettes en tôle estampée et/ou lithographiée, fréquemment anciens, qui forment une forme de reproduction entre le train jouet et le modélisme. Ce type de reproduction est nommé Tin plate, dont les marques JEP, Hornby, Märklin ont été emblématiques. Cette technique de modélisme, mise au point vers 1910, est toujours employée par quelques marques spécialisées, en particulier britanniques.

Les années 1920 voient apparaître les premières commandes électriques, alors que 1935 est l'année de l'échelle HO, qui deviendra un standard mondial. En parallèle, l'arrivée des matières plastiques et du zamac ont apporté une nouvelle finesse au modèles, avec des détails plus fins. Les modèles fins tout en métal continuent cependant d'exister, par le biais de firmes spécialisées ou du travail d'artisans.

Vers 1950, le modélisme ferroviaire se répand grâce à la naissance de coffrets complets produits de manière industrielle par des marques telles que Lionel (USA), Jouef (France), Fleishmann (Allemagne). Fréquemment composés d'un ovale de voies, d'une locomotive, de quelques voitures, ou quelquefois des wagons, et d'un transformateur basse-tension, ils ont beaucoup contribué à populariser le train miniature ainsi qu'à le faire sortir du cadre du jouet de luxe, auquel il appartenait jusque là. Une concurrence s'établit entre les fidèles du "3 rails" (en fait deux rails et un fil central) donnant la possibilité les boucles les plus complexes comme chez Jep, ou le "2 rails" plus réaliste, mais où la réalisation de la moindre boucle exige un jeu savant d'inverseurs et de rails de coupure.

La dernière innovation, datant du début des années 2000, vient des commandes pour le train miniature. Le dispositif numérique, dit «Digital», donnant la possibilité la commande du train via un microprocesseur à apporté une nouvelle dimension à l'exploitation des réseaux, par le biais de la sonorisation et de la gestion des attelages, des ralentis et des automatismes.

Clubs et fédérations

Au niveau mondial

Au niveau mondial, deux grandes organisations se partagent la normalisation des gabarits, des courbes, des roues, des modules de réseaux…

  • La NMRA (National Model Railroading Association) [3] est la fédération nationale de modélisme ferroviaire des États Unis, fondée en 1935. La NMRA est présente dans plusieurs autres pays, comme le Canada[4] ou le Royaume-Uni[5].
  • Le MOROP est la fédération européenne créée en 1954, comprenant et coiffant les différentes fédérations nationales de modélistes ferroviaires et d'amateurs des chemins de fer en Europe. Elle édicte les normes NEM (Normes Européennes de Modélisme) en concertation avec les amateurs et les fabriquants[6].

Le MOROP et la NMRA travaillent de concert à définir certaines normes, comme celles pour les alimentations électriques digital. Les amateurs sont plus enclins à suivre l'une ou l'autre des associations de normalisation suivant les thèmes et des marques qu'ils choisissent.

Au niveau national et local

Le modélisme ferroviaire peut être un loisir individuel ou être pratiqué dans un club. On estime qu'il y a à peu près 30 000 modélistes ferroviaires en France[7]dont 3 à 4 000[réf.  souhaitée] faisant partie d'un club. Si on inclut les collectionneurs de modèles, on atteint 40 000 amateurs actifs[réf.  souhaitée]. Ceux-ci sont quelquefois regroupés en fédérations nationales.

En France, la FFMF (Fédération Française de Modélisme Ferroviaire) joue ce rôle depuis 1953. De nombreuses associations locales relayent la FFMF au niveau local.

Les amateurs intéressés par des thèmes spécifiques se regroupent aussi en associations, les principales étant :

  • L'AFAN (Association Française des Amis du N), pour les amateurs de l'échelle 1/160. [8]
  • Le Cercle du Zéro, pour les amateurs de l'échelle Zéro (1/43, 5), [9]
  • Le GEMME (Groupe d'Étude du Modélisme à voie Métrique et Étroite) [10], qui regroupe les amateurs de voies étroites.
  • L'AMFI (Amicale des modélistes ferroviaires indépendants) [11].

En Belgique, depuis 1982, la Fédération des Associations belges d'amis du Rail[12] regroupe les associations et les individus au sein de sa commission modélisme. La Fédération Belge du Zéro regroupe quant à elle les pratiquants de l'échelle 1/43, 5[13].

On trouve aussi de nombreux de regroupements de modélistes hors club, dans le cadre de rencontres virtuelles sur des forums. Ces forums peuvent dépendre d'une revue, auquel cas la majorité des thématiques seront abordées, mais, le plus fréquemment, ces forums sont dédiés à des thèmes spécifiques, comme la voie étroite, les trains français actuels ou le modélisme ferroviaire nord-américain.

Échelles normalisées

Rapport de taille entre quelques échelles répandues

Un certain nombre d'échelles de reproduction existent, repérées par un rapport (1/87, 1/43, 5…) ou une lettre ou un chiffre (HO, O…[14]) et normalisées par la NMRA[15] ou le MOROP[16]. Les échelles normalisées[17] les plus fréquemment rencontrées sont :

  • II («Deux»)  : échelle 1/22, 5 fréquemment réservée par ses dimensions au train de jardin. Pratiquée aux États-Unis sous l'appellation de F (rapport de 1/20, 32, pour ce qui est de la reproduction à l'échelle exacte. Le G, diminutif de Garden («jardin» en anglais), est la désignation d'un ensemble plus large de rapports de réduction, allant du 1/20, 5 au 1/28, pour favoriser la reproduction[18].
  • I («Un»)  : échelle 1/32, échelle anciennement populaire, désormais vendue plus confidentiellement par Märklin ou quelques artisans.
  • O («Zéro», ou «O»)  : échelle 1/48 (US), 1/45 (Allemagne) ou 1/43, 5 (France, Royaume-Uni), énormément utilisée par les trains jouet entre 1920 et 1950. En Europe, contrairement aux États-Unis, le Zéro est désormais réservé aux amateurs à budget conséquent. Particulièrement utilisée pour des réseaux particulièrement détaillés, cette échelle est particulièrement populaire pour la reproduction de chemin de fer à voie étroite.
  • S : échelle 1/64, rarement utilisée en Europe mais courant aux États-Unis, surtout dans la reproduction de chemin de fer à voie étroite.
  • OO («double-zéro», ou «doublo[19]»)  : échelle 1/76, presque exclusivement disponible au Royaume-Uni[20].
  • HO («H-O»[21] : échelle 1/87, créée en 1935, c'est l'échelle la plus commune dans le monde, représentant la majorité des productions industrielles.
  • TT : échelle 1/120, rarement utilisée en dehors de l'Europe de l'Est .
  • N : échelle 1/160, popularisée par la firme Arnold-Rapido en 1965, c'est l'échelle la plus commune après le HO pour son gain en place. Particulièrement utilisée au Japon ainsi qu'aux États-Unis.
  • Z : échelle 1/220, lancée par Märklin en 1972. Toujours peu répandue en France, cette échelle se partage entre des reproductions de trains européens, essentiellement allemands et suisses, et des trains américains.
Locomotive à l'échelle 1/8 alimentée au propane.

Il existe énormément d'autres échelles, normalisées ou non, confidentielles pour la majorité :

  • Les différents écartements de trains de jardin à vapeur vive (Live Steam en anglais)  : 1/4, 1/8, 1/12, 1/16… Ces modèles sont surtout des reproductions de locomotives à vapeur, alimentées en charbon ou en gaz, et sont quelquefois capables de tirer plusieurs centaines de kilos. La normalisation de ces échelles se fait fréquemment par l'écartement des voies sur lesquelles ces modèles peuvent circuler.
  • Le T (voie normale à l'échelle 1/440, écartement de trois millimètres entre les rails[22]), non normalisé, qui reproduit des trains de banlieue japonais.
  • Le ZZ (écartement de 4, 8 mm, échelle 1/300), non normalisé, est produit exclusivement par Bandai au Japon. Cette échelle ne connaît pas le succès escompté dans le reste du monde, et les amateurs de micro-échelles se tournent désormais vers le T[réf.  souhaitée].

Parts de marché

  • Le II ou G a la part belle dans le domaine des trains de jardin. Elle semble être sur un marché assez stable aujourd'hui. [réf.  souhaitée]
  • L'échelle O est aujourd'hui, en Europe, une échelle de prestige pour ce qui est des modèles à voie normale, et par conséquent est assez peu rependue, contrairement aux États Unis, ou les coûts sont bien moindres. Le dynamisme de cette échelle vient essentiellement de la voie métrique et en particulier de la voie étroite, surtout depuis quelques années par la montée en puissance de la voie étroite américaine.
  • L'échelle HO est la plus courante (75 % du marché) [réf.  souhaitée], certainement parce qu'elle apporte un rapport satisfaisant entre la taille des modèles et la capacité technique à réaliser une reproduction industrielle de qualité à coût raisonnable. La place occupée par un réseau au 1/87 reste aussi raisonnable : une étagère de 40 cm de large le long d'un mur suffit dans bien des cas. L'amateur disposant d'un grand espace peut aussi, à cette échelle, réaliser la reproduction d'une région entière avec plusieurs gares, des dépôts, etc. On notera qu'en Amérique du Nord ce genre de réseau à plusieurs opérateurs est monnaie courante.
  • Le N est l'autre échelle dominante. La diminution progressive de la place disponible pour les réseaux liés au mode de vie urbain et la grande qualité des modèles récents peuvent expliquer le fort dynamisme de cette échelle.
  • Cantonnée au statut de «gadget» en Europe, l'échelle Z connaît depuis quelques années une forte expansion sur le marché américain, surtout grâce au dynamisme d'AZL (American Z Line), à la démocratisation des modèles de MTL (Micro Train Line) et la digitalisation des modèles, désormais envisageable facilement.
  • Les autres échelles sont assez peu rependues, les principales revues ne leur consacrant que de particulièrement rares articles. Le I a son marché en Allemagne, le S aux États Unis, le 00 en Angleterre, le TT dans les pays de l'ex Bloc de l'Est.

Désignation des écartements de voie

Outre ces rapports de réductions, on trouve des lettres-indices, quelquefois accompagnés de chiffres servant à préciser l'écartement de la voie. Deux dispositifs existent : le dispositif européen normalisé par le MOROP et le dispositif américain normalisé par la NMRA.

  • En Europe, la lettre e sert à désigner une voie étroite (les écartements retenus par les industriels étant fréquemment entre 800 mm et 600 mm) et la lettre m indique la reproduction d'une voie métrique dans la réalité. L'indice f, en voie de disparition, sert à désigner les voies forestières de 400 à 720 mm. L'indice z qu'on trouve quelquefois indique la présence d'une crémaillère.
  • Aux États Unis, c'est l'indicatif n (pour narrow, «étroit» en anglais) qui indique la reproduction d'une voie étroite. Cet indicatif est suivi d'une valeur chiffrée basée sur les unités de mesure anglo-saxonnes et représentant l'écartement réel reproduit ; un chiffre pour une mesure en pieds (Sn3, reproduction de voie de 3 pieds à l'échelle 1/64, deux chiffres pour une mesure en pouces (0n30, reproduction de voie de 30 pouces à l'échelle 1/48. Il n'y a pas de désignation spécifique pour la voie métrique, celle-ci étant une particularité du dispositif métrique.

Plutôt que de faire une conversion fastidieuse, la désignation normalisée utilisée dans le pays dans lequel se trouve le chemin de fer reproduit est le plus souvent employée par le modéliste.

Il existe évidemment des normalisation annexes pour les voies étroites. En Grande-Bretagne, c'est plus fréquemment la désignation de l'écartement réduit utilisé qui prime. On peut ainsi rencontrer du 009[23] (Double-zéro roulant sur une voie de 9mm d'écartement), du 0.14, du 0.16, 5 (Zéro roulant sur voie modèle de 14mm, ou 16, 5mm... )... Les amateurs suivent le plus souvent la désignation donnée par les constructeurs.

Normes fines

Outre la différenciation de rapport d'échelle et la reproduction de l'écartement de voie (voie normale, voie métrique, voies étroites), certains amateurs choisissent de reproduire des trains en se basant sur des normes de reproduction (profil des roues, rayons de courbes…) plus proches de la réalité que les normes préconisées par les instances mondiales. Les pratiquants de ces normes fines (fine scale en anglais) sont regroupés sous le terme de Proto suivi de la valeur chiffrée de l'échelle choisie : pour l'échelle HO (1/87, on parle de Proto87.

Époques

Les époques permettent de situer le matériel ferroviaire dans le temps. Elles sont au nombre de cinq, l'introduction d'une sixième étant en cours de discussion. À chaque transition entre époques correspond une évolution majeure du monde ferroviaire (pour la France[24])  :

  • I (1832 - 1925)  : constitution des réseaux des compagnies initiales, machines à vapeur seulement ;
  • II (1926 - 1945)  : regroupements de compagnies, débuts de l'unification ;
  • III (1946 - 1970)  : unification du réseau, déclin de la vapeur au profit du diesel et de l'électrique ;
  • IV (1971 - 1990)  : essor de la traction électrique, modernisation du réseau, apparition des TGV ;
  • V (depuis 1991)  : création des activités de la SNCF, nouveau logo, apparition de matériels régionaux.

Les époques sont définies différemment selon les pays[25] et forment les différentes variantes de la Norme Européenne de Modélisme 800[26]. Elles ne concernent que l'Europe.

Pratique du modélisme ferroviaire

La pratique du modélisme ferroviaire a pour principale activité la création d'un réseau (circuit ferroviaire décoré), sur lequel évolueront les trains. L'activité de détaillage et de patine des trains, ou alors de construction intégrale des modèles, complète fréquemment la construction du réseau.

Les clubs de modélisme ferroviaire disposent fréquemment d'un réseau de grande ampleur, offrant quelquefois aux circulations des dizaines de mètres de voies. Aux États-Unis, les réseaux d'amateurs occupent souvent une dizaine de mètres carrés et nécessitent plusieurs opérateurs. À l'inverse, au Japon, les réseaux sont à une échelle réduite (fréquemment le N) et les micro-réseaux ont la part belle.

Les réseaux sont fréquemment définis suivant une ou plusieurs thématiques, un dispositif d'alimentation électrique et certaines méthodes de construction.

Thématiques

Il existe énormément de thématiques dans le cadre du modélisme ferroviaire, qui peuvent être liées à l'écartement de la voie, la localisation géographique, une époque choisie… Évidemment, les thématiques détaillées ci-dessous ne sont pas limitatives et il est particulièrement envisageable de trouver des réseaux et dioramas entrant dans plusieurs de ces thématiques, ou, au contraire, aucune d'entre elles.

Thématique liée à l'écartement des voies

Le plus fréquemment, la pratique du modélisme ferroviaire tend à reproduire des trains dits «à voie normale», autrement dit reproduire les trains des grandes compagnies nationales roulant sur une voie de 1 435 mm d'écartement.

Certains modélistes préfèrent s'intéresser à la reproduction de chemins de fer à voie métrique ou à voie étroite, reproduisant une quantité de trains différents : chemins de fer d'intérêt local, chemin de fer industriel, agricole, de campagne… La pratique de la voie étroite est reconnue comme étant plus libre que celle de la voie normale, car elle s'affranchit des contraintes liées aux grandes compagnies : matériel en grandes séries, livrées connues, signalisation réglementée[27]

Thématique liée à l'environnement

Les modélistes ferroviaires sont fréquemment passionnés par la reproduction de l'environnement immédiat des trains et des voies ferrées. Cela a mené certains à réaliser des réseaux modèles qui mettent en œuvre des reproductions de maisons ou de particularités géographiques qui vont quelquefois bien au delà de l'unique construction d'un ouvrage d'art ou du bâtiment d'une gare ou d'un modèle de signalisation qui sera utilisé directement par le train.

Certains réseaux sont même constitués essentiellement par l'environnement réaliste dans lequel évolue un petit nombre de trains, suivant un thème choisi : minier, industriel, urbain, desserte d'usine ou plus simplement une gare spécifique. L'environnement conditionne dans ce cas les trains qui s'y trouvent, et met en avant la totalité de la maquette plutôt que le train lui même. Cet aspect est quelquefois nommé modélisme d'atmosphère, référence aux ambiances évoquant la réalité qui se dégagent des scènes réalisées. C'est genre de réseau, ou de diorama, est mis en avant aujourd'hui.

D'autres modélistes préfèrent se consacrer à des chemins de fer d'origine étrangère. A titre d'exemple, en France, il existe de nombreux modélistes ferroviaires qui se consacrent aux trains américains, qu'ils soient à voie normale ou étroite. N'importe quel thème est dans ce cas traité.

L'idée du «Dixième Art»

Le Xe art est une pratique du modélisme ferroviaire défendue par certains modélistes ferroviaires. Jacques Le Plat en est le principal défenseur, et l'a fait connaître par le biais d'une tribune dans Loco Revue[28] et de la publication d'un manifeste[29]. Il y défend le fait qu'au delà des réseaux modèles et de la recherche du réalisme, il faut relever aussi le souci de véhiculer l'émotion et la poésie. C'est ce que de nombreux artistes, peintres, écrivains, photographes et musiciens ont démontré en légèrement plus d'un siècle au travers d'œuvres célébrant le thème du chemin de fer[30].

Dans le domaine du train miniature, ce sont les ferromodélistes qui ont pris le relais avec des créations sensibles, traitées de manière véritablement artistique, et ce depuis 1935 avec des débuts en Angleterre[31]. Leurs réalisations visent en premier lieu à rendre une atmosphère spécifique, telle qu'ils la ressentent ainsi qu'à communiquer leurs sentiments aux spectateurs, suivant le principe du modélisme d'atmosphère. Traitées en trois dimensions et animées, leurs œuvres relèvent à la fois de la peinture, de l'architecture et du théâtre. De cette idée découle, pour les défenseurs du Xe art, le fait que le modélisme ferroviaire forme une forme artistique inédite, et qu'il n'est pas usurpé de vouloir l'élever au rang d'un art à part entière, le dixième, vu que les rangs qui ont précédé sont déjà attribués à d'autres disciplines.

Thématique liée à l'exploitation

Tous les réseaux ferroviaires miniature ont un point commun à de rares exceptions près : faire rouler des trains. Le réseau est par conséquent fréquemment conçu et optimisé pour avoir un maximum de possibilités de roulement. Dans le cas de la reproduction d'un site (gare, desserte, embranchement…), ce dernier est fréquemment choisi pour ses possibilités de jeu. Il existe d'autres manières pour exploiter un réseau miniature.

Certains modélistes adoptent un dispositif de cartes conçues pour reproduire une exploitation réelle. Chaque rame et chaque wagon possède une fiche indiquant son point de départ et d'arrivée. L'exploitation du réseau se fait suivant des contraintes proches du chemin de fer réel : respect des horaires, manœuvres de desserte, ou alors même quelquefois incidents simulés.

D'autres réseaux sont seulement conçus autour de la contrainte dans le cadre de l'exploitation. Il s'agit de réseaux dont les voies sont étudiées afin d'amener des contraintes d'exploitation supplémentaires, comme des voies trop courtes pour manœuvrer une rame complète. Ces réseaux sont le plus fréquemment réduits en taille et pensés pour offrir un maximum de mouvements sur un minimum de surface ; on les nomme micro-réseaux[32].

À l'inverse, on citera le réseau «spaghetti» où le rail tient le rôle principal au travers d'un enchevêtrement de voies visant à utiliser tout l'espace disponible. Les installations condensées favorisent le jeu et l'exploitation, au détriment du réalisme. Les amateurs de ce genre de réseau sont fréquemment des débutants dont l'objectif est avant tout de faire rouler des trains, ou bien ceux qui s'intéressent avant tout au matériel roulant sans préoccupation modéliste.

Alimentation électrique

La modèles de trains électriques sont habituellement alimentés en courant continu à 12 V, mais depuis 2000 à peu près, on assiste à la généralisation des dispositifs de commande «digital», du courant continu haché à haute fréquence. Avant 1950, le courant alternatif était habituel, probablement à cause du faible coût de production - par un simple transformateur.

Dispositif classique

Le dispositif le plus classique et le plus commun, toujours beaucoup employé est une alimentation 0-12 V en courant continu. Ce dispositif a été adopté par l'immense majorité des constructeurs. L'alimentation se fait par les deux rails, l'un étant le positif, et l'autre le négatif. Il est dans ce cas indispensable d'avoir des essieux isolés et de ne pas recourir à certaines configurations de voies spécifiques, que sont le triangle, la raquette et la diagonale pour ne pas faire de court-circuits. Ce dispositif est progressivement remplacé par le dispositif digital (voir plus bas) dans les coffrets de départ et par les modélistes.

Dispositif "3 rails alternatif"

Étant donné que la fabrication n'isolait pas les deux roues d'un même essieu, l'alimentation se faisait en premier lieu sur le principe du troisième rail. Ce rail d'alimentation, sur lequel le train ne repose pas, était positionné dans l'axe de la voie. Si la voie y perdait en réalisme, par contre il était envisageable de créer des circuits sans avoir à jongler avec des inversions de tension, ce que ne permet en aucun cas l'alimentation en courant continu à deux rails uniquement. Le captage du courant se fait par un patin métallique localisé sous la locomotive, suivant son axe longitudinal ; le retour du courant étant assuré par les roues et deux rails «porteurs». Un grand circuit à l'échelle O, alimenté par un troisième rail latéral, est toujours fonctionnel dans les locaux de l'AFAC, Gare de l'Est à Paris.

Par souci de réalisme, le troisième rail a en premier lieu été «estompé» en le transformant en un alignement de plots uniquement visible dans les traverses. La marque Märklin a conservé ce dispositif mais le deux rails s'est généralisé.

Dispositif numérique, dit "Digital"

Depuis le développement de l'électronique grand public dans les années 1980, il est envisageable de piloter son réseau par un dispositif à commande numérique. Ce dernier utilise des transmissions électrique à haute fréquence et des décodeurs sur les véhicules moteurs. Ainsi, deux fils d'alimentation suffisent pour assurer la commande de tout un circuit.

Lors de la naissance dispositifs tout public, courant 2000, énormément de marques ont lancé leur dispositif «Digital». Depuis, on a assisté à une concentration, pour ne plus conserver que le format Digital Command Control (DCC), soutenu par la NMRA et le MOROP[33]. Lors de la création d'un réseau, on conseille désormais cet équipement à la place du transformateur conventionnel pour l'ensemble des fonctions supplémentaires qu'il propose :

  • possibilité d'avoir plusieurs locomotives sur la même voie, commandées indépendamment ;
  • possibilité de ralenti fin et d'effet d'inertie ;
  • commande d'accessoires embarqués : éclairage du convoi, fumigène, attelage et dételage automatique ;
  • sonorisation réaliste des locomotives, proportionnelle à la vitesse ; sons de freinage ;
  • supervision par un ordinateur, en l'interfaçant simplement avec la centrale.

On reproche quelquefois à ce dispositif son coût, encore plus élevé que celui d'un transformateur, mais aussi l'obligation de modifier les modèles anciens pour leur ajouter un décodeur. Cependant, il va en se généralisant : soit les nouveautés proposées par les constructeurs sont aptes à recevoir les décodeurs, soit directement équipées. Les modèles plus anciens non-équipés sont fréquemment dépassés ou remplacés par de nouvelles reproduction plus fidèles et par conséquent déjà équipées. D'autre part, le coût en câbles, interrupteurs et automatismes, nécessaires à l'alimentation d'un réseau classique, est annulé par le choix d'une commande Digitale.

Alimentation du matériel roulant

Côté matériel roulant, les locomotives sont mues par un moteur électrique qui utilise le courant de traction apporté par les rails, plus exceptionnellement par le fil suspendu d'une caténaire. Il est aussi habituel de trouver une reproduction des fanaux (les phares) des locomotives. De manière plus exceptionnelle, le courant d'alimentation électrique est utilisé pour animer divers accessoires présents sur les machines, comme la simulation des sons produits par la machine, ou les émissions de vapeur d'une locomotive à vapeur par un fumigène à chauffage électrique. Ces dispositifs annexes nécessitent fréquemment la mise en place de dispositifs électroniques complexes.

Les wagons ou les voitures peuvent aussi utiliser l'alimentation par les rails pour réaliser leur éclairage intérieur ou des feux de fin de convoi. Dans le cas d'une alimentation classique, plusieurs solutions existent. La mise en place de batteries et d'accumulateurs dans le matériel roulant (feux de fin de convoi, éclairage d'une rame de voitures... ) permet d'avoir une source d'énergie non dépendante des variations de la tension dans la voie. Autre solution, le développement de dispositifs à alimentation permanente autorise ces effets sans imposer de gros circuits complémentaires.

Dans le cas d'un réseau Digital, tout le processus d'alimentation des accessoires, tant sur les machines que sur le matériel remorqué, est simplifié, le train recevant en permanence une alimentation électrique. De nombreuses fonctions peuvent dans ce cas être envisagées, comme une commande réaliste des feux des machines (allumage et extinction), un dispositif de dételage à distance, une commande du mouvement des pantographes... Le dispositif Digital tend par conséquent à rendre populaire la totalité de ces accessoires, par la simplification apportée.

À noter qu'à certaines échelles, la puissance de la machine est apportée par une reproduction de son mode de fonctionnement. On trouve ainsi de véritables locomotives à vapeur miniatures, sur lesquelles l'alimentation électrique, si il y en a une, ne sert qu'à commander à distance les organes de la machine à vapeur. Ces machines sont alors qualifiées de machines à vapeur vive (Live Steam en anglais).

Construction de la structure

Il existe de nombreux types de structures pour un réseau modèle, chacun adapté à l'usage qui peut être fait :

  • La plupart du temps, le réseau est constitué d'une simple planche sur laquelle sont fixés les rails, et où est construit le décor.
  • On trouve de plus en plus de présentations en caissons, aussi nommés show-cases (quelquefois francisé en «caisson de présentation» ou «module fermé»), qui permettent une présentation propre de la maquette comme un petit théâtre. Cette configuration sert à mieux protéger le décor des chocs et de la poussière, et aussi d'intégrer un éclairage.
  • Cette dernière configuration peut-être construite sur le principe des modules servant à construire un réseau modulaire. Le réseau est découpé en plusieurs tronçons, normalisés ou non, pour permettre son transport et son raccordement à d'autres modules, suivant un ordre défini ou non. L'objectif d'origine du «modulaire» était de permettre de grands rassemblements de modélistes. La contrainte de transport à ensuite pris le pas sur cette idée de rassemblement. Il existe de nombreuses normes modulaires : celles de la FFMF[34], de la NMRA[35], de la FREMO[36]...
  • La technique du L-Girder ou «Porteur en L»[37] sert à réaliser des réseaux à la structure particulièrement modulable. Contrairement aux autres techniques, le porteur en L sert à changer des portions entières de décor sans avoir à attaquer des travaux titanesques. Cette technique particulièrement courante aux États-Unis commence à être connue en France.
  • Il existe évidemment d'autres types de structures moins connues ou moins usitées. Certains modélistes tentent quelquefois la farce en réalisant des maquettes dans des structures insolites[38].

Construction du décor

Le décor est ensuite construit sur la structure. Il existe aussi plusieurs types de constructions pour le relief, les plus communes étant :

  • Utilisation de plaques de polystyrène pour modeler le relief. C'est la technique la plus fréquente. Une fois le polystyrène découpé et constitué, il est enduit de plâtre pour réaliser un relief lisse. On intègre dans ce cas des éléments de décor : rochers, tunnels, routes…
  • La structure en grillage est plus légère : sur des couples en bois, on tend un grillage métallique fin, qui sera ensuite plâtré.
  • Le hardshell, ou technique en coquille, utilise du carton et/ou des feuilles de journaux roulées en boules.

Par la suite on passe à la mise en place du décor lui même, avec la réalisation des sols et de la végétation. Il existe de nombreuses marques proposant des produits de décor (Faller, GPP, Bush, Heki, Woodland Senics …), mais certains modélistes utilisent aussi des produits naturels : branchages, mousses, sables et terres.

Construction de matériel roulant

Des modélistes construisent eux même leur matériel, que ce soit en montant des kits ou en réalisation intégrale. Les matériaux de base sont fréquemment le laiton, la résine et la carte plastique. Les kits sont généralement produits par les artisans (voir plus bas) diffusant des modèles originaux en petite série fréquemment vendus par souscription.

Il est aussi envisageable de modifier du matériel du commerce, soit un peu, soit en profondeur. Il est dans ce cas envisageable d'obtenir des version rares ou inédites. Cette activité, beaucoup promue (quelquefois de manière caricaturale[39]) par les revues de modélisme ferroviaire, se nomme le superdétaillage.

Construction des bâtiments

Il existe une offre de bâtiments en kit, prêts à être montés par les modélistes. Il peut s'agir de kits industriels en plastique ou de kits artisanaux réalisés en divers matériaux : plâtre, laiton, résine… Certains procèdent comme pour le matériel roulant en construisant eux même totalement leurs bâtiments. Sont utilisés pour cela des matériaux comme le plastique, le carton plume, le bois…

Recherche et documentation
Photographes ferroviaires attendant un train spécial en Belgique

Le modélisme ferroviaire n'est qu'une partie de la passion de bien des pratiquants. Ceux-ci sont fréquemment particulièrement intéressés par le monde ferroviaire généralement. Ainsi, en dehors de la pratique modéliste à proprement parler, énormément de modélistes prennent du temps pour se documenter sur leurs thématiques de préférence. Dans le jargon anglo-saxon, on nomme fréquemment ces gens des Railfans[40]. Cela peut-être la recherche documentaire (photos, textes, vidéo, plans, cartographie, archives... ) à propos d'un chemin de fer voulu, qui leur est quelquefois inaccessible géographiquement (par exemple un modéliste français reproduisant une ligne américaine) ou temporellement (chemin de fer disparu, matériel réformé... ). L'exploration d'un lieu ferroviaire, actif ou non, pour en saisir l'ensemble des aspects dans l'objectif de le reproduire (implantation du train dans le paysage, végétation, couleur des roches, architecture rencontrée... ), est une autre manière de se documenter.

Un cas spécifique de recherche et de documentation est la photographie ferroviaire. Elle peut servir de base pour l'observation des mouvements ferroviaires, la documentation, quelquefois partagée[41], tout comme elle permet de marquer des évènements du monde ferroviaire, comme le passage d'un train spécial. À noter que certains photographes ferroviaires ne sont pas modélistes ferroviaires.

Aspect pédagogique

Habituellement, on accuse le père d'offrir un «train électrique» à son enfant pour pouvoir y jouer lui-même, mais alors, il ne s'agit que particulièrement rarement de modélisme. Cependant, le père peut particulièrement accompagner son enfant dans la pratique du modélisme ferroviaire. En effet, cette activité traverse les champs du jeu les plus courants, allant de faire avancer un train sur une voie ferrée à la reproduction la plus soignée envisageable de la réalité technique et de l'activité ferroviaire à une échelle réduite. Or, si la simple circulation d'un train rudimentaire est une activité praticable par les tout-petits, le modélisme ne l'est plus du tout.

Le modélisme ferroviaire s'est vu consacré comme étant un loisir spécifiquement complet : il est à la fois indispensable d'être habile de ses mains pour la construction, mais également d'être capable d'effectuer des recherches, de former des dossiers documentaires ou encore de réfléchir aux possibilités de manœuvre sur un réseau. Il existe d'ailleurs sur ce dernier point de véritables réseaux casse-tête.

Après une semaine d'initiation…

Afin d'attirer de nouveaux jeunes vers le modélisme ferroviaire, un certain nombre d'actions ont été mises en places au sein de la Fédération Française de Modélisme Ferroviaire et regroupées sous l'appellation Juniors du Rail[42], basée sur les Juniors College de la NMRA. Cette action vise à faire découvrir le modélisme au travers de stages d'initiation, pendant les vacances scolaires.

Une autre partie de l'action, en exposition, consiste à inviter les enfants à un jeu durant lequel ils pourront réaliser un petit élément de décor et faire des manœuvres sur un réseau. À l'issue d'un parcours de 6 à 8 étapes servant à découvrir l'exposition, les enfants se voient remettre une revue de modélisme ainsi qu'un mémo comportant l'adresse des clubs proches de leur domicile.

De leur coté, les clubs qui s'engagent à accueillir des jeunes reçoivent une formation et quelquefois une aide matérielle. Le modélisme ferroviaire se pratique dans ce cas d'une manière qui se rapproche du théâtre ou du dessin, avec un contenu pédagogique et un «projet de l'année».

Trains jouets

Des fabricants de jouets (par exemple, Lego ou Brio) proposent des trains reproduisant plus ou moins approximativement des trains existants qui peuvent être poussés par des mains enfantines ou qui peuvent être motorisés par courant électrique. C'est fréquemment par ce biais que les amateurs viennent au train électrique. Pour les petits anglo-saxons, un dessin animé intitulé «Thomas et ses amis» pousse de nombreux enfants vers le train.

Les jouets actuels regroupent tout ceux qui ressemblent à des trains, qui sont poussés à la main ou motorisés par des dispositifs à ressort. Cependant ceux-ci n'entrent pas dans le cadre du modélisme dans la mesure où il s'agit le plus fréquemment de jouets en plastique de dessin libre.

Notons cependant les associations d'amateurs de Lego[43] qui détournent le coté jouet de ces trains et parviennent avec jeux de construction à reproduire des trains.

Expositions

Ces manifestations permettent aux modélistes de se retrouver et d'échanger entre eux, mais elles permettent en particulier de présenter des réalisations au public. C'est aussi fréquemment l'occasion d'une bourse permettant d'acquérir du matériel supplémentaire.

En France

Les expositions d'envergure mondiale sont au nombre de deux : le Mondial de la Maquette et du Modèle Réduit et RailExpo (ex Expométrique courant novembre) en région parisienne.

Des expositions d'envergure moindre mais d'une qualité modélistique équivalente, ou alors meilleure[réf.  souhaitée] ont aussi lieu en province. Elles sont organisées par les clubs de Rennes (Breizh Expo Trains), Orléans (Salon du train miniature), l'ensemble des deux ans en alternance avec Sedan (Rendez vous d'Automne des Modélistes et Maquettistes Ardennais) qui attire 10 000 visiteurs[réf.  souhaitée].

Des musées, tels que le Rambolitrain dans les Yvelines, proposent des expositions permanentes de modélisme d'un particulièrement haut niveau.

Revues et magasines

Comme d'autres activités modélistes, le modélisme ferroviaire possède sa propre presse spécialisée. Il existe un nombre important de revues de par le monde, La majorité en langue anglaise, fréquemment spécialisées sur un sujet précis.

Fabricants

Le modélisme ferroviaire est issu de l'industrie du jouet. Aussi, on retrouve de grands groupes fabricants et distributeurs de jeux divers. Cependant, la plupart d'artisans contribue à diversifier les productions en reproduisant des modèles spécifiques ou en commercialisant des kits à monter par l'amateur.

Industriels

Les industriels sont assez nombreux. Cependant certaines marques se détachent des autres par leur importance :

  • Hornby (Royaume-Uni), qui a racquis plusieurs marques européennes, dont la marque française Jouef.
  • Märklin (Allemagne), précurseur dans le monde du train miniature.
  • Bachmann Industries (Bermudes/Hong Kong), le plus grand fabricant mondial[44], spécialisé dans le matériel américain, anglais et chinois.

Artisans

Ceux-ci sont extrêmement nombreux et divers : fréquemment spécialisés dans une échelle de reproduction ou un niveau de qualité, leur importance va du «presque industriel» au confidentiel. On citera la galerie d'un d'entre eux, Huet Trains, qui renvoie vers quelques uns de ses collègues. On considère fréquemment que ce sont les artisans qui font vivre le modélisme ferroviaire, tant ils sont devenus inévitables[réf.  souhaitée].

Voir aussi

Notes et références

  1. Clive Lamming «Trains Miniatures» Éd. groupe LR Presse, Auray, 2007, 149 pages. (ISBN 2-903651-40-X)
  2. (en) Les Carpet Railways, présentés sur Wikipédia en anglais
  3. (en) Le site de la NMRA
  4. (en) Le site de la NMRA du Canada
  5. (en) Le site de la NMRA du Royaume-Uni
  6. (fr) (de) Le site du MOROP
  7. «En France, on peut estimer à à peu près 30 000 le nombre de modélistes ferroviaires lisant les revues, réquentant les associations ou les expositions spécialisées, et formant le "noyau dur" d'une pratique nationale modéliste grand public dont le nombre reste complexe à déterminer.» Clive Lamming «Trains Miniatures», page 129, Éd. groupe LR Presse, Auray, 2007, 149 pages. (ISBN|2-903651-40-X)
  8. (fr) Le site internet de l'AFAN
  9. (fr) Le site internet du Cercle du Zéro
  10. (fr) Le site internet du GEMME
  11. (fr) Le site internet de l'AMFI
  12. (fr) (nl) Le site internet de la FeBel
  13. O-Forum, site de la fédération Belge du Zéro
  14. Cette appellation est masculine : «le HO», «le Zéro»...
  15. (en) Norme S-1.2 Standards for Scale Models sur le site de la NMRA.
  16. (fr) (de) Norme 010 : Rapports de réduction, échelles, écartements[pdf] sur le site du MOROP.
  17. Sauf mention contraire, ces échelles sont normalisées par les deux instances. D'autre part, la prononciation est donnée pour faire la différence entre le chiffre zéro et la lettre O.
  18. (en) Norme S-1.3 Standards for Scales with deep flanges sur le site de la NMRA, pour les échelles pratiquées avec un rapport de réduction fluctuant pour facilité l'emploi d'éléments d'autres échelles.
  19. Nom commercial de la gamme OO Hornby.
  20. Le OO s'est vu consacré comme échelle normalisée par la NMRA seulement.
  21. De l'anglais «Half-Zero» signifiant «Demi-Zéro»), le HO étant la réduction de moitié de l'échelle 1/43, 5.
  22. Le T est une production de la firme japonaise Eishindo.
  23. Le point entre l'échelle et l'écartement ne semble pas être obligatoire ou normalisé.
  24. (fr) [pdf]Norme 810F «Les époques du chemin de fer en France» par le MOROP
  25. (fr) Les différentes époques de chemin de fer définies par le MOROP (en bas de page)
  26. (fr) [pdf]Norme 800 «Les époques du chemin de fer» par le MOROP.
  27. Certains chemins de fer à voie métrique sont cependant à considérer comme était de grandes compagnies, du fait de leur importance. Par exemple : le Réseau Breton ou les Chemins de fer de Corse.
  28. Tribune dans Loco Revue n°613, avril 1998.
  29. Copie du manifeste du Xe art de Jacques Le Plat, mars 2000
  30. Le principe général du Xe art, développé sous forme d'un musée virtuel sur le site Ptitrain.
  31. Historique du «Dixième Art» sur le site de Jacques Le Plat.
  32. Le site américain " (en) ( (Micro/Small Layouts for Model Railroads" présente de nombreux exemples de micro-réseaux.
  33. La firme Märklin a conservé un protocole qui lui est propre, développé par la firme Motorola.
  34. (fr) Les sytèmes modulaires de la FFMF
  35. (en) Les sytèmes modulaires de la NMRA
  36. (de) (en) Les normes FREMO pour créer des modules.
  37. (fr) Présentation de la technique des Porteurs en L par Alexandre Zelkine
  38. (fr) (en) L'association SNP s'est spécialisée dans ce dispositif en réalisant deux réseaux, l'un dans des boîtes à chaussures, l'autre dans des sacs de voyage.
  39. Les pratiquants les plus pointilleux quant à la qualité et exactitude des modèles reproduits sont fréquemment qualifiés de «compteurs de rivets» par leurs collègues, en référence aux machines à vapeur réelles qui en sont fréquemment abondamment pourvues.
  40. Voir l'article complet sur Wikipédia en anglais.
  41. Les bases photographiques (en) Railfan Europe et (en) RailPictures sont deux exemples particulièrement bien documentés.
  42. (fr) La page des Juniors du Rail et du projet jeune de la FFMF.
  43. (fr) La page consacrée aux trains sur le site de l'association FreeLug.
  44. (en) en :Bachmann Industries, sur Wikipédia en anglais

Liens externes

Recherche sur Amazone (livres) :




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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 14/03/2009.
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